Dans le cadre du 3e Contrat de Désendettement et de Développement (C2D), la Côte d’Ivoire et la France ont officialisé, ce mercredi 28 mai 2025 à Abidjan-Plateau, la signature de trois conventions de financement majeures portant sur la Santé, l’Enseignement supérieur et l’Education de base. Le montant total de ces appuis financiers s’élève à près de 90 milliards de francs CFA. La délégation ivoirienne était conduite par le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, tandis que la partie française était représentée par l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, et la directrice du département Afrique de l’Agence française de Développement (AFD), Sandra Kassab, qui ont paraphé les documents au nom de la France.
Le premier projet signé, dénommé Bla Keklé, est dédié au secteur de la santé. Doté d’une enveloppe de 19 milliards FCFA, ce programme ambitionne d’améliorer la santé maternelle ainsi que les droits relatifs à la santé sexuelle et reproductive, un enjeu crucial pour la Côte d’Ivoire. Dans le domaine de l’enseignement supérieur, le projet ADESTRI bénéficie d’un financement de 23 milliards FCFA. Il vise à renforcer considérablement la qualité et l’offre de formation en sciences, secteur clé pour le développement des compétences scientifiques et technologiques du pays. Enfin, le projet PAREC, dédié à l’éducation de base, mobilise une enveloppe de 47 milliards FCFA. Cette initiative permettra à des dizaines de milliers d’adolescents et adolescentes d’accéder à un enseignement secondaire de qualité, renforçant ainsi le capital humain ivoirien.
Un engagement fort pour le développement humain
Lors de la cérémonie, le ministre Adama Coulibaly a souligné que ces trois projets s’inscrivent parfaitement dans la stratégie nationale de développement axée sur le capital humain, une priorité affirmée dans le Plan National de Développement (PND) actuel et celui en cours de finalisation. Il a également annoncé qu’un financement additionnel de plus de 3 milliards FCFA, apporté par la Fondation Bill & Melinda Gates, viendra compléter ces ressources mobilisées par l’AFD, renforçant ainsi l’impact global des interventions. « Nous veillerons à ce que ces ressources soient utilisées de manière transparente et efficace afin de maximiser les bénéfices pour les populations », a conclu le ministre des Finances, réaffirmant la volonté du gouvernement ivoirien de garantir un usage rigoureux des fonds.
De son côté, Sandra Kassab, directrice du département Afrique à l’AFD, a rappelé que ces trois conventions illustrent l’engagement profond des deux pays en faveur d’un développement humain inclusif, durable et équitable. « Les secteurs sociaux, notamment la santé et l’éducation, sont au cœur de ces efforts. La Côte d’Ivoire a d’ailleurs enregistré une progression significative dans le classement de l’Indice de Développement Humain (IDH), gagnant plus de 10 places en seulement un an. Ces progrès reflètent la qualité des engagements et des investissements soutenus par l’AFD », a-t-elle déclaré. Le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) constitue un instrument majeur de la coopération franco-ivoirienne, ayant accompagné depuis plus d’une décennie la reconstruction et le développement du pays. À travers de multiples politiques publiques, il a permis de soutenir des secteurs stratégiques et d’impulser une dynamique économique et sociale positive.
Avec ce nouvel accord de près de 90 milliards FCFA, la France et la Côte d’Ivoire réaffirment leur partenariat pour bâtir un avenir plus prospère, en investissant dans le capital humain, levier fondamental de croissance et de stabilité.
Source : Gouvernement de Côte d’Ivoire