Un vent d’innovation souffle sur les côtes ivoiriennes. À Jacqueville, les femmes transformatrices de produits halieutiques bénéficient désormais de fumoirs à poissons améliorés, plus respectueux de leur santé et de l’environnement. Une avancée rendue possible grâce au soutien de l’organisation canadienne SUCO Côte d’Ivoire et de l’ONG INADES-Formation, dans le cadre d’une initiative d’action climatique féministe en Afrique de l’Ouest. L’information émane d’une publication de l’Ambassade du Canada en Côte d’Ivoire et au Libéria datant du 2 juin 2025.
Ces nouveaux équipements, inaugurés en présence de Patricia Peña, sous-ministre adjointe associée du Canada, représentent bien plus qu’un simple changement technique. Ils symbolisent une transformation sociale et environnementale portée par le leadership des femmes locales. Moins émetteurs de fumées toxiques, ces fumoirs réduisent les risques sanitaires liés à l’exposition prolongée à la fumée traditionnelle, un problème de santé publique souvent ignoré dans les communautés de pêche artisanale.
Lors de sa visite, la représentante du gouvernement canadien a rencontré les autorités locales ainsi que les membres de la coopérative des Femmes Mareyeuses de Jacqueville (FMJ). Cette coopérative regroupe des femmes actives dans la transformation de poissons et de produits agricoles, un secteur crucial pour l’économie locale. Grâce à cette initiative, elles renforcent non seulement leur autonomie économique, mais aussi leur engagement pour des pratiques durables et sensibles au climat.
Ce projet s’inscrit dans une vision plus large de coopération internationale qui met l’accent sur le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique. À Jacqueville, les femmes montrent ainsi que les réponses aux enjeux climatiques peuvent aussi être des leviers puissants de développement inclusif. Une démarche inspirante que le Canada entend visiblement continuer à soutenir à travers ses partenariats en Afrique de l’Ouest.
Gael ZOZORO