Face à l’urgence climatique, les journalistes africains choisissent de se mobiliser. Réunis à Addis-Abeba, du 6 au 7 septembre, ils ont plaidé pour un journalisme plus engagé, axé sur des solutions concrètes, afin de placer la justice climatique au centre des priorités du continent.
Placée sous le thème « Les médias, catalyseurs de l’agenda africain sur le climat, la paix et la sécurité », la rencontre a réuni une quarantaine de journalistes venus de divers pays. Organisé en prélude au deuxième Sommet africain sur le climat, ce pré-forum s’est présenté comme une plateforme d’échanges et de mobilisation pour une communication forte, crédible et responsable face aux défis environnementaux.
L’initiative, portée par l’Union africaine avec l’appui de la Fédération africaine des journalistes (FAJ), d’Oxfam et du GIZ, a également rassemblé des experts et des représentants de la société civile. Tous ont insisté sur le rôle déterminant des médias dans la sensibilisation des populations et la promotion de solutions locales et durables.
Au programme figuraient le partage d’expériences, la présentation de données scientifiques et des ateliers sur le journalisme de solutions. Les participants ont recommandé un renforcement des capacités des journalistes, une meilleure prise en compte de leurs réalités professionnelles et un engagement accru pour informer et accompagner les communautés africaines.
Ils ont rappelé que l’Afrique, bien que responsable de moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, est l’une des régions les plus exposées aux effets du changement climatique. Sécheresses à répétition, inondations meurtrières, insécurité alimentaire et déplacements de populations sont déjà le quotidien de millions de personnes.
Dans ce contexte, les médias africains sont appelés à jouer un rôle de plaidoyer en amplifiant la voix des communautés locales dans les débats internationaux et en mettant en valeur les initiatives endogènes d’adaptation et de résilience.
Ce pré-forum ouvre la voie au Sommet africain sur le climat, où décideurs politiques et acteurs du développement devront proposer des engagements concrets en faveur d’une Afrique plus résiliente et durable.
Mael Espoir