La Côte d’Ivoire a enregistré une forte progression de sa production nationale de pétrole brut en 2024, atteignant 16,1 millions de barils, soit en moyenne 44 000 barils par jour. Ce volume représente une hausse de 50 % par rapport à l’année 2023, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du conseil des ministres du mercredi 1er octobre 2025.
Cette performance est principalement portée par la montée en puissance du champ pétrolier Baleine, entré en exploitation à la fin du mois d’août 2023.
En revanche, la production de gaz naturel a connu un léger recul. Elle s’est établie à 2,4 milliards de mètres cubes, soit une baisse de 3 % par rapport à 2023. Selon le ministre, cette diminution s’explique par une demande moindre du secteur électrique, notamment en raison de l’indisponibilité de la centrale thermique Azito 4, ce qui a réduit les ventes issues du bloc CI-27.
Sur le plan financier, la valorisation de la part de l’État dans la production de pétrole et de gaz s’élève à 216,7 milliards de FCFA (357,2 millions de dollars), en baisse de 14 % par rapport à 2023. En revanche, les droits émis sur les produits pétroliers ont fortement augmenté, passant de 365,7 milliards à 627,7 milliards de FCFA, soit une progression de plus de 71 %.
Le secteur de l’électricité a également montré des signes de dynamisme. La production brute nationale, hors importations, a atteint 14 000 gigawattheures en 2024, soit une croissance de 4,3 % sur un an. La répartition est dominée par le thermique (75,13 %), suivi de l’hydroélectrique (24,5 %) et du solaire (0,37 %).
Le gouvernement note par ailleurs un excédent financier de 8,7 milliards de FCFA dans le fonctionnement du réseau électrique en 2024, contrastant avec le déficit de 97,8 milliards enregistré en 2023.
Mael Espoir