Miss Univers 2025 aura laissé un sentiment contrasté en Côte d’Ivoire. Olivia Yacé, annoncée comme l’une des favorites de la compétition mondiale, a finalement terminé 4e dauphine. Un résultat qui a provoqué de nombreuses réactions, aussi bien sur les réseaux sociaux que parmi le public présent sur place en Thaïlande.
Des vidéos visibles en ligne montrent notamment des spectateurs mécontents, scandant à haute voix “Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire” après l’annonce du classement final. Pour une partie du public, la prestation d’Olivia Yacé méritait une place sur le podium, voire une victoire. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes affirment que sa régularité, son expérience et son impact international auraient dû peser davantage au moment du verdict.
Olivia Yacé avait de solides arguments : son costume national, baptisé La Colombe d’Eburnie, a été largement salué pour sa créativité et sa mise en valeur de l’artisanat ivoirien. Son aisance en public, sa maturité et son statut de figure influente de la jeunesse africaine avaient contribué à faire d’elle l’une des candidates les plus suivies de cette édition du concours.
L’image d’Olivia Yacé, une vitrine économique pour la Côte d’Ivoire
Au-delà du résultat final, la participation d’Olivia Yacé à Miss Univers a généré des avantages concrets pour la Côte d’Ivoire. En s’imposant parmi les meilleures candidates du monde, elle a donné une visibilité internationale rare au pays. Les médias étrangers, les plateformes de concours de beauté et des centaines d’influenceurs ont évoqué son nom et, avec lui, celui de la Côte d’Ivoire.
Cette exposition représente un levier économique important : plus grande notoriété pour les créateurs et stylistes ivoiriens dont elle porte les tenues, mise en avant du savoir-faire local, de la mode au textile en passant par les accessoires artisanaux,. impact positif sur l’image du pays dans les secteurs de la culture, du tourisme et du marketing et ouverture d’opportunités commerciales et de partenariats pour les marques ivoiriennes cherchant une visibilité internationale
La Colombe d’Eburnie, son costume national, a par exemple suscité l’intérêt de nombreux médias étrangers et spécialistes du domaine, offrant à ses créateurs une vitrine mondiale qu’aucune campagne de publicité classique n’aurait pu financer aussi aisément.
Cette visibilité a également renforcé le positionnement de la Côte d’Ivoire comme un acteur qui compte dans les concours internationaux, une stratégie valorisante pour le pays sur le plan culturel mais aussi pour son industrie créative, encore en pleine expansion.
Malgré la déception d’une partie du public, Olivia Yacé sort de Miss Univers 2025 avec une réputation renforcée et un nouveau rôle symbolique : celui d’ambassadrice culturelle et économique d’un pays qui mise de plus en plus sur le rayonnement international de ses talents.
Mael Espoir