Énergie : l’Azerbaïdjan se tourne vers l’Afrique et mise sur la Côte d’Ivoire

L’Azerbaïdjan intensifie sa stratégie d’expansion énergétique sur le continent africain. Et c’est la Côte d’Ivoire qui apparaît aujourd’hui comme le premier pays où cette ambition commence à se concrétiser.

À Abidjan, des discussions ont été engagées entre des responsables ivoiriens et une délégation officielle venue de Bakou, conduite par le vice-ministre azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Yalchin Rafiyev. La rencontre a également enregistré la participation du président de la compagnie nationale pétrolière azerbaïdjanaise SOCAR, Rovshan Najaf.

Selon plusieurs médias internationaux ayant rapporté l’information le vendredi 6 mars, les responsables azerbaïdjanais ont échangé avec des représentants du ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie ainsi qu’avec des responsables de la société nationale PetroCI.

Les discussions ont principalement porté sur les possibilités de coopération dans le secteur énergétique, notamment autour de projets conjoints dans l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz. Les deux parties ont également évoqué les opportunités d’investissement dans le secteur énergétique ivoirien, ainsi que les enjeux liés à la sécurité énergétique du pays.

Le projet pétrogazier Baleine a également été abordé lors de cette rencontre. Ce champ offshore figure parmi les projets énergétiques majeurs actuellement exploités en Côte d’Ivoire.

Fin janvier dernier, la compagnie italienne Eni a signé un accord contraignant avec SOCAR, permettant à la société azerbaïdjanaise d’acquérir 10 % de la participation détenue par la multinationale italienne dans ce projet stratégique. À la suite de cette opération, SOCAR rejoint les partenaires déjà présents dans l’exploitation du champ Baleine, aux côtés de Vitol (30 %) et de PetroCI (22,75 %), tandis que l’opérateur Eni conserve une participation de 37,25 %.

Au-delà de la Côte d’Ivoire, l’Azerbaïdjan multiplie depuis plusieurs mois les initiatives pour renforcer sa présence énergétique en Afrique.

En avril 2024, SOCAR a ainsi conclu un accord avec la société nationale pétrolière du Congo afin de développer une coopération dans le raffinage et d’autres activités de l’aval pétrolier. L’accord prévoit notamment des échanges d’expertise technique et l’étude de projets industriels liés à la transformation des hydrocarbures.

En mars 2025, Bakou a également engagé des discussions avec la Somalie sur une coopération énergétique portant sur l’exploration et le développement des ressources pétrolières et gazières. Les deux pays ont signé un mémorandum d’entente visant le partage d’expertise et l’examen de projets dans le secteur des hydrocarbures.

Par ailleurs, selon des informations relayées par l’Agence Ecofin en avril 2025, l’Azerbaïdjan a entamé des discussions avec l’Égypte en vue de renforcer leur coopération dans le domaine des hydrocarbures, notamment dans l’exploration, la production et les investissements énergétiques.

Cette dynamique illustre la volonté de Bakou de s’imposer progressivement comme un acteur énergétique influent sur le continent africain, tout en renforçant ses partenariats stratégiques avec plusieurs pays producteurs d’hydrocarbures. Pour la Côte d’Ivoire, ces discussions pourraient ouvrir la voie à de nouveaux investissements et à un renforcement de la coopération dans un secteur clé de son développement économique.

ME

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