Océans et économie : Pourquoi la santé des mers est vitale pour l’avenir économique de la Côte d’Ivoire

Ce 8 juin, la Journée mondiale des océans est l’occasion de rappeler que la préservation des mers n’est pas seulement une urgence environnementale, mais aussi un enjeu économique majeur, en particulier pour les pays côtiers comme la Côte d’Ivoire.

Les océans couvrent plus de 70 % de la surface de la planète et produisent plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Ils régulent le climat, stockent du carbone et abritent une biodiversité exceptionnelle. Pourtant, ces milieux essentiels sont aujourd’hui menacés par la pollution plastique, la surpêche, le changement climatique et l’urbanisation côtière non maîtrisée.

En Côte d’Ivoire, le littoral, long de 566 kilomètres, est au cœur d’activités économiques clés : pêche, commerce maritime, tourisme, etc. Mais il subit de plein fouet l’érosion côtière, les marées noires et le rejet de déchets plastiques, qui affectent non seulement l’environnement, mais aussi les revenus des populations.

Le secteur maritime représente un levier de croissance important pour le pays. À travers les ports autonomes d’Abidjan et de San Pedro, c’est plus de 90 % des échanges extérieurs de la Côte d’Ivoire qui transitent par voie maritime. En parallèle, des milliers de familles vivent de la pêche artisanale, une activité menacée par la raréfaction des ressources halieutiques et la pollution marine.

Selon la Banque mondiale, l’économie bleue durable – c’est-à-dire fondée sur l’exploitation responsable des ressources marines – pourrait générer des milliards de dollars dans les années à venir, tout en créant des emplois verts.

Face à ces défis, des initiatives voient le jour. Des ONG locales organisent des campagnes de nettoyage des plages, certaines entreprises développent des projets de valorisation des déchets plastiques, et le gouvernement ivoirien s’engage à travers des partenariats avec des organismes comme l’Union européenne ou la GIZ pour la protection du littoral et la lutte contre la pêche illicite.

Mais les efforts restent insuffisants au regard de l’ampleur des menaces. La transition vers une économie bleue durable nécessite des investissements plus massifs, une meilleure gouvernance, et une sensibilisation accrue des citoyens. La Journée mondiale des océans doit être un moment de prise de conscience collective. Car la mer n’est pas un bien lointain : elle nous nourrit, elle fait tourner notre économie, elle façonne notre climat. En Côte d’Ivoire comme ailleurs, protéger les océans, c’est protéger notre avenir.

Gael ZOZORO

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