Dispute au sommet : Bictogo et Kandia Camara se querellent en pleine réunion du RHDP

La réunion du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), tenue le 19 novembre sous la présidence du Premier ministre Robert Beugré Mambé, a révélé une scène inattendue au sommet du parti.

Selon Jeune Afrique, une vive altercation a opposé deux hautes personnalités : Kandia Camara, présidente du Sénat, et Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale. Le désaccord portait sur le choix du lieu de la célébration de la victoire du président Alassane Ouattara à la présidentielle du 25 octobre.

Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, Kandia Camara avait déjà obtenu l’accord de Cissé Ibrahima Bacongo et de Mamadou Touré pour organiser la cérémonie principale à Abobo, commune dont elle est maire. Elle avait même fait intervenir Ulrich Adjovi lors de la réunion du directoire pour présenter les premières orientations de l’événement prévu comme unique dans le district d’Abidjan.


Cependant, Adama Bictogo, soutenu par plusieurs cadres du parti, souhaitait que la célébration se tienne à Yopougon, où il est maire et candidat aux prochaines législatives. Estimant que la décision avait été prise sans concertation élargie, il a contesté la démarche, provoquant immédiatement la colère de Kandia Camara, déjà engagée dans les préparatifs.


Le ton est rapidement monté, au point que Bictogo aurait demandé à sa collègue de modérer sa voix, selon plusieurs sources. Un échange tendu qui a surpris avec d’autant plus de force qu’il impliquait deux personnalités occupant des responsabilités majeures dans les institutions du pays.
Face à une situation qui menaçait de dégénérer, le Premier ministre Robert Beugré Mambé est intervenu pour rétablir le calme. Visiblement désabusé de devoir arbitrer une querelle portant sur un lieu de fête plutôt que sur une question stratégique, il a proposé une solution pragmatique : Kandia Camara organisera sa cérémonie à Abobo, Adama Bictogo la sienne à Yopougon. Il n’y aura donc pas de célébration unique à Abidjan.

Cette scène, qui aurait pu rester une simple formalité logistique, s’est finalement transformée en affrontement politique symbolique, donnant l’impression que l’enjeu portait davantage sur le prestige local que sur un projet d’intérêt général pour les populations d’Abobo ou de Yopougon.
Elle rappelle que même au sommet de l’appareil politique, rivalités territoriales et enjeux d’image peuvent prendre le pas sur la cohésion collective. Qu’Allah Subhānahu wa ta’āla accorde la compréhension et la mesure à ceux qui ont entre leurs mains la représentation du pays.

Mael Espoir

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