Enseignement supérieur : la Côte d’Ivoire et la France renforcent leur coopération autour du projet ADESTRI

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara, a échangé avec une délégation du consulat de France en Côte d’Ivoire conduite par le consul Philippe Collin, dans le cadre du financement du troisième et dernier Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) et de l’élaboration du projet Appui au Développement de l’Enseignement des Sciences, de la Technologie, de la Recherche et de l’Innovation (ADESTRI).

La rencontre s’est tenue le vendredi 6 mars 2026 dans la salle de conférence du cabinet du ministre. Elle a réuni les membres du cabinet ministériel, des présidents d’universités ainsi que plusieurs responsables d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche scientifique.

Au cœur des échanges figurait notamment la question de la mobilité académique entre la Côte d’Ivoire et la France.

« Ces mobilités concernent d’abord les étudiants de master et de doctorat qui se rendent en France, dans les universités françaises, pour des séjours d’une semaine à un mois, évidemment dans le cadre de leurs travaux de recherche. Il y a également le perfectionnement des enseignants-chercheurs et des chercheurs qui vont dans les universités françaises pour un à deux mois. Nous avons aussi l’immersion des enseignants-chercheurs et des chercheurs qui y effectuent des séjours de trois à cinq mois », a expliqué le ministre Adama Diawara.

Abordant le projet ADESTRI, le patron du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) a précisé qu’il est spécifiquement dédié au sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, avec pour ambition d’apporter des réponses aux difficultés structurelles auxquelles il est confronté.

« Le projet est conçu de sorte à contribuer à apporter des réponses aux différents problèmes que nous connaissons. Il s’agit de faire en sorte que nos apprenants, au sortir de notre dispositif de formation, puissent accéder plus facilement à un emploi. C’est donc l’éternel problème de l’adéquation formation-emploi. Il faut que le profil de compétences acquis à la sortie de nos universités soit en adéquation avec le profil de compétences recherché sur le marché de l’emploi », a-t-il fait savoir.

Le ministre a également souligné que ce projet permettra d’améliorer l’employabilité des diplômés tout en apportant des solutions aux défis de la recherche scientifique.

« ADESTRI va contribuer à augmenter l’employabilité de nos diplômés. Sur le volet de la recherche, qui est confronté à deux problèmes structurels, le sous-financement et l’insuffisance de la valorisation économique, grâce à ADESTRI, nous allons adresser ces différentes problématiques », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le consul de France en Côte d’Ivoire, Philippe Collin, a réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner la Côte d’Ivoire dans le renforcement des compétences et de l’expertise dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche.

« Ce projet s’inscrit totalement dans le cadre de notre stratégie d’attractivité universitaire et scientifique. Ce sont des objectifs communs que nous partageons avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et l’ensemble de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.

À travers cette collaboration, la Côte d’Ivoire et la France entendent ainsi renforcer la qualité de la formation universitaire et stimuler la recherche scientifique, afin de mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi et soutenir le développement du pays.

GZ

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