SIREXE 2026 : la Côte d’Ivoire mise sur les infrastructures pour transformer ses ressources naturelles

SIREXE 2026 : la Côte d’Ivoire mise sur les infrastructures pour transformer ses ressources naturelles

Abidjan a donné, le lundi 23 mars 2026, le coup d’envoi de la deuxième édition du Salon International des Ressources Extractives et de l’Énergie (SIREXE 2026), à l’occasion d’une cérémonie officielle organisée au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Autorités gouvernementales, investisseurs, partenaires techniques et experts du secteur ont répondu présents pour ce rendez-vous stratégique.

Représentant le Président de la République, le Vice-Premier ministre et ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a procédé au lancement officiel de l’événement. Dans son intervention, il a insisté sur le rôle central du SIREXE dans la politique de développement de la Côte d’Ivoire, qui ambitionne de faire des ressources extractives et de l’énergie des moteurs de croissance durable.

Un accent fort sur les infrastructures

Cette édition 2026 s’articule autour du thème : « Industries extractives et énergétiques : quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? ». Une orientation jugée stratégique dans un contexte où les pays africains peinent encore à transformer localement leurs ressources faute d’infrastructures adaptées.

Pour le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, le SIREXE se positionne comme un cadre de dialogue de haut niveau destiné à accélérer les investissements et à favoriser des partenariats structurants. Il a rappelé que le salon, unique en son genre par son caractère bilingue et multisectoriel, rassemble à la fois les industries minières, pétrolières et énergétiques.

Le Botswana, source d’inspiration

Invité d’honneur de cette édition, le Botswana est mis en avant pour la qualité de sa gouvernance dans le secteur extractif. Sa ministre des Minéraux et de l’Énergie, Bogolo Joy Kenewendo, a partagé l გამოცდილ de son pays, fondée sur la transparence, la rigueur budgétaire et la valorisation locale des ressources.

Elle a plaidé pour une exploitation responsable et inclusive des richesses africaines, soulignant que « l’énergie demeure un levier essentiel de transformation économique et sociale ». Elle a également encouragé les États africains à renforcer leurs cadres réglementaires afin d’attirer des investissements durables.

Une coopération sud-sud renforcée

Au-delà des échanges, la Côte d’Ivoire et le Botswana entendent franchir un cap dans leur coopération. Un protocole d’accord dans les domaines minier et énergétique devrait être signé en marge du SIREXE 2026, illustrant la volonté des deux pays de promouvoir une collaboration sud-sud plus dynamique.

Les autorités ivoiriennes voient dans ce partenariat une opportunité d’apprentissage, notamment en matière de gestion des revenus miniers et de développement industriel.

Des performances en hausse dans le secteur extractif

Les discours ont également mis en lumière les progrès enregistrés par la Côte d’Ivoire dans les secteurs minier et énergétique. Le pays bénéficie aujourd’hui d’une attractivité croissante, soutenue par des réformes structurelles et des découvertes majeures d’hydrocarbures.

Le gouvernement a notamment souligné les avancées en matière d’électrification, avec un taux de couverture en forte progression, ainsi que l’essor du secteur pétrolier, marqué par la signature de nombreux contrats avec des opérateurs internationaux.

Un levier pour l’intégration africaine

Pour les autorités, le SIREXE dépasse le cadre national. Il s’inscrit dans une dynamique continentale visant à renforcer l’intégration économique et à promouvoir une exploitation plus efficiente des ressources naturelles africaines.

Dans un contexte mondial marqué par une forte compétition autour des ressources et des enjeux de sécurité énergétique, la Côte d’Ivoire appelle à une mutualisation des efforts entre États africains.

La prochaine édition du SIREXE, prévue en novembre 2026, devrait ainsi réunir un large éventail d’acteurs autour de solutions concrètes pour faire des ressources extractives un véritable levier de transformation économique en Afrique.

GZ

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