Journée mondiale de l’Environnement : six organisations appellent à la protection urgente du journalisme environnemental

Le 5 juin 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, six organisations internationales ont lancé un appel solennel aux États et à la communauté internationale pour une protection urgente et renforcée du journalisme environnemental, qu’elles considèrent comme un pilier indispensable de la lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité.

Dans leur déclaration conjointe, le Pulitzer Center, Reporters sans frontières (RSF), l’UNESCO, Greenpeace France, le Forum sur l’information et la démocratie, et Climate Action Against Disinformation alertent sur la situation critique des journalistes qui enquêtent sur des scandales environnementaux à travers le monde. Exploitation illégale des ressources, pollutions dissimulées, corruption liée à l’environnement : les professionnels de l’information qui révèlent ces pratiques sont de plus en plus exposés à la censure, à l’intimidation, aux violences, voire à l’assassinat.

Selon ces organisations, ces agressions sont des attaques directes contre le droit à l’information, mais aussi contre la capacité des sociétés à faire face collectivement à l’urgence écologique. Elles appellent à la mise en place de mécanismes internationaux de coopération permettant une réponse rapide, coordonnée et efficace face aux menaces pesant sur les journalistes qui traitent des enjeux environnementaux.

Elles demandent également la reconnaissance du droit à une information fiable et indépendante comme un élément constitutif de la protection de l’environnement. À ce titre, elles plaident pour une régulation adaptée de l’espace numérique afin de freiner la propagation de la désinformation climatique, dans le respect des normes internationales en matière de droits humains.

Les signataires insistent sur le fait que défendre le journalisme environnemental ne relève pas uniquement de la liberté de la presse. Il s’agit aussi de garantir un socle démocratique permettant aux citoyens et aux communautés d’agir de manière éclairée face à la crise climatique mondiale et à l’effondrement de la biodiversité.

Cet appel, lancé à l’occasion d’une journée dédiée à la protection de notre planète, souligne une réalité de plus en plus préoccupante : sans journalistes libres et protégés, l’urgence écologique risque de rester invisible et sans réponse.

Gael ZOZORO

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