Le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) monte au créneau face à un regain de tensions autour du site de sa direction régionale à Bouaké. Dans un communiqué publié ce samedi, le ministère dénonce des tentatives de récupération « illégales » de ce terrain par un groupe d’individus se réclamant de la communauté de Kouassiblékro, dans le département de Bouaké.
Selon le document signé par le directeur de la communication du MIRAH, les installations ministérielles situées sur la route de M’Bahiakro, dans le secteur dit « Kennedy », sont occupées de manière continue par l’État depuis 1950. Une occupation formalisée par un arrêté du Gouverneur de la Côte d’Ivoire à l’époque coloniale, confirmant la mise en réserve de 462 hectares au profit des services vétérinaires.
Le ministère retrace l’historique de cette emprise foncière, rappelant que le site a accueilli successivement plusieurs structures publiques telles que la SODEPRA, le projet de lutte anti-tsé-tsé, le LANADA ou encore le Programme national de sélection ovine. L’évacuation temporaire du site, survenue après la crise politico-militaire de septembre 2002, aurait été exploitée par certains habitants pour lancer des lotissements illégaux.
Le MIRAH affirme que les litiges actuels ne l’opposent pas à l’ensemble du village de Kouassiblékro, mais à un groupe isolé, soupçonné de spéculations foncières. Il précise que l’État ivoirien, à travers le ministère, reste pleinement propriétaire du site, et s’appuie sur des accords signés en 2017 lors d’une réunion préfectorale à Bouaké, validant notamment la cession officielle d’un reliquat de 38 hectares.
« Des locaux construits à hauteur de 200 millions FCFA par l’État ont été détruits de manière arbitraire », déplore le ministère, qui se réserve le droit de poursuite contre toute tentative de diffamation ou d’atteinte à son autorité.
Tout en réaffirmant sa volonté de préserver son patrimoine foncier, le MIRAH appelle au respect de la légalité, des textes en vigueur et des engagements pris devant les autorités administratives.
Mael Espoir


