Le Groupement des Négociants Ivoiriens (GNI) a adressé, le 18 août 2025, un courrier officiel au ministre d’État, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, afin de solliciter la création d’un collège propre aux exportateurs et transformateurs nationaux dans la future Organisation Interprofessionnelle Agricole du Cacao (OIA-Cacao).
Les opérateurs locaux estiment qu’ils ne doivent pas être regroupés dans le même collège que les traitants et les multinationales, avec lesquels ils affirment avoir des objectifs et des intérêts « diamétralement opposés ».
Tout en réaffirmant leur attachement au principe d’une interprofession dirigée par les producteurs, sous l’encadrement du Conseil Café-Cacao et du ministère de l’Agriculture, les négociants dénoncent une sous représentation des acteurs nationaux dans la gouvernance de la filière, en dépit de leur rôle stratégique dans la transformation locale et l’exportation.
« Nous ne remettons pas en cause le leadership des producteurs. Nous demandons simplement que les opérateurs nationaux, porteurs de l’ambition ivoirienne pour la transformation, disposent d’un collège qui leur soit propre », a déclaré Mme Constance Kouamé, secrétaire générale du GNI.
Le groupement assure que cette démarche est « dépourvue de toute connivence » avec les multinationales, avec lesquelles les intérêts sont souvent divergents. Il affirme s’inscrire pleinement dans la stratégie gouvernementale visant à renforcer la transformation locale du cacao et à créer davantage de valeur ajoutée pour la Côte d’Ivoire.
Par ce plaidoyer, le GNI appelle les autorités à mettre en place une gouvernance inclusive et représentative de tous les maillons de la chaîne de valeur, dans la perspective de l’installation de l’OIA-Cacao.
Christelle Ligué