La production de cacao broyé en Côte d’Ivoire a fortement baissé en octobre 2025, marquant un recul de 25,4 % en glissement annuel, selon les données publiées mardi par le Groupement professionnel des exportateurs de café et de cacao (GEPEX). Le volume broyé ce mois s’élève à 44 075 tonnes métriques, couvrant les opérations de six des plus grandes entreprises de transformation, dont Barry Callebaut, Olam et Cargill Inc.
Cette baisse marque un ralentissement significatif de l’activité de broyage en Côte d’Ivoire, pourtant premier producteur mondial de fèves de cacao. Elle soulève des inquiétudes quant à la qualité des fèves, aux coûts de production ou encore aux défis logistiques auxquels l’industrie pourrait être confrontée.
Selon GEPEX, les chiffres publiés couvrent les volumes traités par les principales entreprises internationales du secteur, notamment :
Barry Callebaut, l’un des plus grands broyeurs mondiaux ;
Olam, acteur majeur de la filière cacao sur le continent africain ;
Cargill Inc., autre géant de l’agro-industrie.
Le fait que ces grandes entreprises soient incluses dans l’échantillon renforce la portée des données, donnant une image plus représentative de l’activité de broyage dans le pays.
La Côte d’Ivoire dispose d’une capacité totale de broyage estimée à environ 750 000 tonnes, selon les mêmes données de GEPEX. Cela montre que, malgré ses infrastructures étendues, une partie notable des capacités de transformation pourrait ne pas être pleinement exploitée en raison de la baisse de la mouture.
En outre, ce contexte met en lumière une dynamique industrielle concurrentielle : la Côte d’Ivoire, tout en restant le premier producteur mondial de cacao, rivalise avec des pays comme les Pays-Bas pour la première place en matière de broyage de cacao.
ME avec Reuters