La ville de Divo s’est dotée d’une infrastructure majeure dans la filière cacao avec l’inauguration de l’usine Cacao SA, une unité industrielle dédiée à la transformation du cacao. Cette réalisation marque une étape importante dans la politique de valorisation locale des ressources agricoles ivoiriennes.
Présidée par le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Souleymane Diarrassouba, la cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs personnalités du monde politique et économique : Amédé Koffi Kouakou, Ministre de l’Équipement (parrain de l’événement), Koffi N’Guessan, Ministre de l’Enseignement technique, Yves Brahima Koné, Directeur général du Conseil Café-Cacao, ainsi que Fama Touré, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie.
Fruit de l’initiative des frères Alahassane et Fousseni Diakité, alias les Jumeaux Suprêmes, l’usine affiche une capacité annuelle de 36 000 tonnes de fèves transformées. Ce projet a nécessité un investissement de 32 milliards de FCFA et permettra la création de plus de 1000 emplois directs et indirects, un levier fort pour l’emploi dans la région du Lôh-Djiboua.
L’unité produira divers dérivés du cacao : beurre, poudre, pâte, tourteaux, masse ainsi que du chocolat, avec un accent mis sur la durabilité. L’énergie utilisée proviendra en partie de panneaux solaires et d’une chaudière à biomasse fonctionnant avec des coques de cacao, une innovation verte saluée par les autorités.
Pour le ministre Souleymane Diarrassouba, cette initiative illustre parfaitement la vision économique du Président Alassane Ouattara, qui encourage les investissements nationaux dans les filières stratégiques. Il a souligné les efforts du gouvernement pour créer un environnement favorable à l’entrepreneuriat à travers la digitalisation de l’administration et la mise en place de guichets uniques comme le GUCE, le GUDE-PME ou encore le CEPICI.
Avec désormais une capacité de broyage installée de 950 000 tonnes, et une production transformée de 750 000 tonnes, la Côte d’Ivoire s’impose comme le premier broyeur mondial de cacao. L’implantation d’usines dans les zones de production, à l’instar de celle de Divo, vise à dynamiser les économies locales et à freiner l’exode rural, notamment chez les jeunes et les femmes.
Christelle Ligué