La mine d’or de Tongon, une exploitation aurifère majeure située dans le nord de la Côte d’Ivoire, a franchi une étape importante dans son engagement communautaire. Un montant de 1,17 milliard de FCFA a été alloué à des projets de développement local, une initiative rendue possible par la mise en place d’un Comité de développement local minier (CDLM).
L’installation du CDLM à Tongon, intervenue le 30 août, incarne un nouveau modèle de gouvernance où les bénéfices de l’exploitation minière sont directement réinvestis pour améliorer les conditions de vie des populations riveraines. Les fonds seront utilisés pour financer divers projets, notamment la construction et la réhabilitation d’infrastructures sociales (écoles, centres de santé), l’accès à l’eau potable via des forages, et le soutien à des initiatives d’autonomisation économique pour les jeunes et les femmes.
La remise officielle du chèque de 1,17 milliard de FCFA par le ministère ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie à la présidente du CDLM, DADI Lago Félicité, marque le début d’une gouvernance locale plus transparente et participative. Ce comité, qui réunit des représentants de l’État, des collectivités locales, des communautés et de l’entreprise minière, a pour mission d’identifier les besoins prioritaires, de planifier et de suivre les projets de développement.
Pour la société minière Tongon, filiale du groupe canadien Barrick Gold, la création du CDLM réaffirme son engagement à construire un partenariat durable et équitable avec les communautés locales. N’Gom Dénise, Directeur du social et des relations communautaires, a rappelé les investissements déjà réalisés dans l’éducation, la santé et les infrastructures, soulignant la volonté de l’entreprise de bâtir un avenir commun et prospère avec les populations.
Cette initiative de la mine de Tongon, en parfaite conformité avec l’article 142 du Code minier ivoirien, renforce le rôle de l’exploitation aurifère comme levier de responsabilité sociétale et de transparence, tout en consolidant la confiance entre les acteurs miniers et les communautés.
Mael Espoir